TESTCastlevania: Belmont's Curse
Castlevania: Belmont’s Curse : le retour que les chasseurs de vampires attendaient
Par la rédaction Max Level Gaming
Note Max Level Gaming
8,5/10Treize ans sans nouvel épisode 2D majeur. Pour son retour, Castlevania ne choisit pas la facilité. Belmont’s Curse nous emmène dans le Paris de 1499 aux côtés de Rose Belmont, fille de Trevor Belmont et Sypha Belnades. Entre rues ravagées, catacombes, créatures démoniaques et château de Dracula, Evil Empire reprend les fondations historiques de la série tout en injectant une nervosité beaucoup plus moderne. Le résultat ne réinvente pas le Metroidvania, mais rappelle avec beaucoup de conviction pourquoi Castlevania a participé à définir le genre.
Gameplay
9/10Le gameplay est probablement la plus grande réussite de Belmont’s Curse.
Rose est extrêmement mobile. Le fouet Vampire Killer sert évidemment à combattre, mais également à se déplacer, se suspendre et atteindre des zones auparavant inaccessibles.
À mesure que l’aventure progresse, les possibilités deviennent de plus en plus nombreuses. Plusieurs catégories d’armes, des reliques et surtout les cartes de tarot permettent d’adapter son style de jeu.
Ces cartes représentent l’une des meilleures idées du titre. Certains ennemis et personnages peuvent être enfermés dans l’Arcana, donnant ensuite accès à de nouveaux sorts et capacités.
Les affrontements sont rapides, parfois exigeants, et les boss demandent régulièrement d’apprendre leurs mouvements plutôt que de foncer tête baissée.
Quelques séquences de plateforme particulièrement brutales pourront frustrer, mais manette en main, Belmont’s Curse est difficile à prendre en défaut.
Graphismes & direction artistique
9/10Paris en flammes constitue un décor absolument parfait pour Castlevania.
Notre-Dame, les catacombes, les rues gothiques et évidemment le château de Dracula donnent au jeu une identité visuelle très forte.
La direction artistique mélange personnages fortement stylisés, décors très détaillés et effets modernes sans perdre l’ADN de la série.
Certains environnements sont réellement magnifiques et les boss bénéficient généralement d’un soin particulier.
Belmont’s Curse ne cherche pas à impressionner par la technologie pure. Il préfère construire des tableaux gothiques immédiatement reconnaissables, et cela fonctionne parfaitement.
Sound design & musique
8/10La bande-son mélange efficacement l’héritage musical de Castlevania avec des sonorités plus modernes.
Orgues, chœurs, compositions électroniques et nouvelles interprétations de thèmes historiques accompagnent très bien l’exploration et les combats.
Le résultat pourra toutefois diviser davantage que la direction artistique.
Certaines nouvelles versions de morceaux cultes prennent des directions assez différentes de ce que les fans connaissent, et tout n’atteint pas le niveau des compositions les plus mémorables de la série.
Le sound design, notamment autour du fouet et des affrontements, reste en revanche excellent.
Histoire & intérêt
8,5/10Rose Belmont est une excellente nouvelle protagoniste.
Fille de Trevor et Sypha, elle cherche autant à accomplir son devoir qu’à trouver sa propre place dans l’héritage de la famille Belmont.
L’histoire fonctionne sans nécessiter une connaissance encyclopédique de la saga, mais les fans retrouveront évidemment beaucoup de références et de personnages familiers.
Les cartes de tarot ajoutent également une dimension intéressante à la narration : les personnages qu’elles renferment peuvent intervenir pendant l’aventure et transformer progressivement le voyage solitaire de Rose en une étrange compagnie.
Le scénario reste relativement simple dans ses grandes lignes, mais certains développements familiaux fonctionnent particulièrement bien.
Contenu & finition
8,5/10Belmont’s Curse récompense énormément l’exploration.
Les cartes regorgent de passages secrets, d’améliorations, de nouvelles armes et même de zones optionnelles suffisamment importantes pour justifier de revenir régulièrement sur ses pas.
Comptez une bonne quinzaine d’heures pour une exploration sérieuse, avec largement davantage pour viser le 100 %.
Le système de déplacement rapide aurait cependant mérité d’être plus généreux dès le début. Certains retours dans les anciennes zones deviennent inutilement longs.
Techniquement, l’ensemble est solide, même si quelques petits problèmes audio ou irrégularités peuvent encore apparaître.
VERDICT MAX LEVEL GAMING
8,5/10Castlevania: Belmont’s Curse réussit son retour.
Evil Empire ne cherche pas à révolutionner un genre que Castlevania a lui-même contribué à créer. Le studio préfère récupérer ses meilleures idées, les moderniser et proposer une aventure plus rapide, plus acrobatique et plus orientée vers le combat.
Il reste quelques longueurs, un système de voyage rapide parfois frustrant et certaines idées empruntées aux meilleurs Metroidvania modernes manquent un peu d’originalité.
Mais lorsque Rose traverse Paris avec son fouet, affronte un boss gigantesque ou découvre un passage soigneusement dissimulé, l’essentiel est là.
Castlevania est de retour, et il est clairement en forme.
Les +
- Des combats excellents
- Rose Belmont, excellente protagoniste
- Une superbe direction artistique gothique
- Beaucoup de secrets et d’exploration
- Le système d’Arcana
- Des boss particulièrement réussis
Les -
- Déplacements rapides trop limités au début
- Certaines phases de plateforme très exigeantes
- Quelques zones moins inspirées
- Une bande-son qui pourra diviser les puristes
