TESTClive Barker's Hellraiser: Revival
Clive Barker's Hellraiser: Revival : aussi fascinant que douloureux
Par la rédaction Max Level Gaming
Note Max Level Gaming
7/10Adapter Hellraiser en jeu vidéo semblait presque évident et pourtant la licence avait rarement bénéficié d’un projet de cette ampleur. Revival choisit le survival horror à la première personne et plonge directement dans l’univers malsain des Cénobites, entre exploration, combats, énigmes et visions particulièrement difficiles à oublier. Le résultat possède une véritable personnalité, mais aussi des défauts techniques impossibles à ignorer.
Gameplay
6,5/10Revival reprend une structure assez classique de survival horror.
Exploration, ressources limitées, armes à feu, affrontements rapprochés et énigmes composent l’essentiel de l’aventure.
La Genesis Configuration permet également d’introduire quelques capacités surnaturelles et apporte un peu de variété.
Le problème vient surtout de commandes parfois raides et de combats qui manquent de précision. Certains affrontements contre les boss sont également beaucoup trop longs.
Graphismes & direction artistique
9/10C’est ici que Hellraiser: Revival impressionne réellement.
Le Labyrinthe, ses architectures brutalistes, ses corps mutilés et ses environnements impossibles transposent remarquablement l’univers de Clive Barker.
Le jeu ne cherche jamais à rendre Hellraiser plus acceptable ou plus grand public.
Le gore, la chair, les chaînes et les images dérangeantes sont omniprésents. Visuellement, Revival possède une identité extrêmement forte.
Sound design & musique
8,5/10L’environnement sonore participe énormément au malaise.
Les bruits métalliques, les cris lointains et les nombreuses manifestations du Labyrinthe rendent l’exploration constamment inquiétante.
La présence de Doug Bradley apporte évidemment une dimension supplémentaire aux apparitions de Pinhead.
Histoire & intérêt
8/10Aiden cherche à retrouver Sunny après l’ouverture de la mystérieuse Genesis Configuration.
Le point de départ est simple, mais permet progressivement d’explorer beaucoup plus profondément la mythologie des Cénobites.
L’implication de Clive Barker se ressent dans l’ambition de certaines scènes et dans la volonté d’explorer constamment la frontière entre souffrance et plaisir.
Tout ne fonctionne pas toujours, mais les amateurs de la licence trouveront énormément de matière.
Contenu & finition
5,5/10C’est le principal problème de Revival au lancement.
Plusieurs critiques rapportent des bugs importants et un niveau de finition très irrégulier.
Certains problèmes peuvent être corrigés après la sortie, mais dans son état actuel le jeu peut passer d’une séquence particulièrement réussie à une situation frustrante en quelques minutes.
Cette instabilité explique en grande partie l’écart considérable entre les différentes notes attribuées au jeu.
VERDICT MAX LEVEL GAMING
7/10Clive Barker's Hellraiser: Revival possède suffisamment de personnalité pour que ses défauts soient encore plus frustrants.
Artistiquement, le jeu comprend parfaitement son matériau d’origine et propose certaines images parmi les plus marquantes du survival horror récent.
Malheureusement, ses commandes, certains combats et surtout son manque de finition l’empêchent d’atteindre le niveau de ses meilleures idées.
Un jeu imparfait, mais probablement incontournable pour les véritables amateurs de Hellraiser.
Les +
- Une direction artistique exceptionnelle
- L’univers Hellraiser respecté
- Une atmosphère malsaine particulièrement réussie
- Doug Bradley
- Plusieurs séquences mémorables
Les -
- Beaucoup de bugs au lancement
- Combats parfois maladroits
- Boss trop longs
- Finition très irrégulière
