TESTFinal Fantasy Resonance
Final Fantasy Resonance : le retour au tour par tour que les fans attendaient
Par la rédaction Max Level Gaming
Note Max Level Gaming
8/10Final Fantasy Resonance ressemble presque à une réponse directe aux joueurs qui réclament depuis des années un nouvel épisode dans l’esprit des anciens Final Fantasy. Pixel art sublimé en HD-2D, combats au tour par tour, cristaux, invocations, aéronefs, jobs déguisés derrière un système de Visions et dizaines de références à l’histoire de la saga : Square Enix assume totalement la nostalgie. Mais Resonance ne se contente pas de regarder derrière lui. Son système de combat est suffisamment solide pour donner à l’expérience une vraie identité moderne, même si son scénario n’atteint pas toujours le même niveau.
Gameplay
9/10C’est clairement la plus grande réussite de Final Fantasy Resonance.
Les combats reprennent une structure classique au tour par tour mais ajoutent plusieurs couches qui les rendent beaucoup plus dynamiques.
L’objectif est notamment d’exploiter les faiblesses des ennemis pour réduire leur jauge de stagger. Une fois celle-ci brisée, le groupe bénéficie d’une fenêtre idéale pour utiliser ses attaques les plus puissantes.
Le système des Visions apporte ensuite énormément de possibilités.
Ces représentations de personnages emblématiques de Final Fantasy peuvent être associées aux membres du groupe et débloquent compétences, bonus et attaques Resonance. Cela permet de modifier profondément les rôles sans avoir besoin d’un système de jobs traditionnel.
Cloud, Tidus, le Guerrier de la Lumière et de nombreux autres personnages servent donc réellement au gameplay plutôt que de simples références nostalgiques.
Les Espers ajoutent encore une couche supplémentaire en combattant aux côtés du groupe pendant plusieurs tours avant de déclencher une attaque finale.
Les affrontements classiques deviennent parfois répétitifs, surtout lorsque la stratégie optimale est trouvée, mais les boss et défis optionnels exploitent beaucoup mieux toutes ces mécaniques.
Graphismes & direction artistique
9/10Le HD-2D n’a probablement jamais aussi bien convenu à Final Fantasy.
Les personnages en pixel art évoluent dans des environnements 3D extrêmement détaillés, avec une gestion de la lumière et des effets visuels qui donnent parfois l’impression de regarder des illustrations prendre vie.
Les attaques spéciales et les invocations sont particulièrement réussies.
Square Enix réussit également à moderniser les personnages hérités de Brave Exvius sans perdre leur esthétique originale.
Quelques cinématiques provenant de l’ancienne version mobile s’intègrent moins naturellement au reste, mais cela reste un détail dans un jeu visuellement très cohérent.
Sound design & musique
9/10Final Fantasy Resonance sait parfaitement comment exploiter près de quarante ans d’héritage musical.
La bande-son mélange nouvelles compositions et thèmes qui évoquent immédiatement les épisodes historiques de la série.
Les combats profitent de morceaux particulièrement efficaces et certaines confrontations importantes bénéficient d’un vrai souffle épique.
Les attaques Resonance et les Espers sont également soutenus par un sound design très généreux qui donne énormément d’impact aux actions.
Les fans reconnaîtront évidemment plusieurs sonorités familières, mais l’ensemble évite généralement de devenir un simple catalogue de nostalgie.
Histoire & intérêt
7/10C’est ici que Resonance convainc moins.
L’histoire suit Rain, chevalier du royaume de Grandshelt, accompagné notamment de son ami Lasswell dans une aventure centrée autour des Cristaux et d’une menace capable de bouleverser leur monde.
La structure est extrêmement classique pour Final Fantasy.
Les personnages sont attachants et certains moments fonctionnent très bien, mais le récit reste souvent prévisible et peine parfois à donner suffisamment de poids à ses grands enjeux.
Le fait que le jeu adapte le premier arc de Brave Exvius explique également certaines irrégularités dans le rythme.
Cela n’empêche pas l’aventure d’être agréable à suivre, notamment grâce à un casting sympathique et un ton plus léger que plusieurs épisodes récents.
Mais ceux qui attendent un scénario au niveau des plus grands Final Fantasy risquent de rester un peu sur leur faim.
Contenu & finition
8,5/10Final Fantasy Resonance propose une aventure généreuse.
La campagne principale tourne autour de plusieurs dizaines d’heures et peut largement s’allonger avec les activités optionnelles.
Colisée, Chamber of Arms, boss facultatifs, Ultima Weapon, Espers, quêtes secondaires et Visions à débloquer donnent suffisamment de raisons d’explorer au-delà de l’histoire principale.
La progression est bien mieux adaptée à un jeu premium que dans la version mobile d’origine : le gacha disparaît complètement au profit d’un système beaucoup plus naturel.
L’interface reste parfois un peu terne et quelques phases de backtracking ralentissent inutilement le rythme, mais l’ensemble est globalement très propre.
VERDICT MAX LEVEL GAMING
8/10Final Fantasy Resonance est exactement le genre de projet dont la série avait besoin.
Il ne cherche pas à remplacer les épisodes modernes ni à revenir définitivement aux années 90. Il montre simplement qu’un Final Fantasy classique au tour par tour peut encore parfaitement fonctionner aujourd’hui.
Son système de combat est excellent, le système des Visions apporte énormément de liberté et le HD-2D donne à l’univers une vraie beauté.
Son scénario plus convenu et son rythme parfois irrégulier l’empêchent d’atteindre les sommets de la saga.
Mais pour les joueurs qui rêvaient d’un nouveau Final Fantasy construit autour des fondamentaux historiques de la série, Resonance ressemble presque à une lettre d’amour.
Les +
- Excellent système de combat au tour par tour
- Les Visions apportent énormément de possibilités
- Superbe direction artistique HD-2D
- Très belle bande-son
- Beaucoup de contenu optionnel
- Une vraie célébration de l’histoire de Final Fantasy
Les -
- Scénario assez prévisible
- Quelques problèmes de rythme
- Certains combats deviennent répétitifs
- Interface parfois un peu terne
