Max Level Gaming
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MOLE : creuser toujours plus profond jusqu’à perdre pied

PlayStation 5Xbox SeriesNintendo Switch

Par la rédaction Max Level Gaming

Note Max Level Gaming

8,5/10

MOLE part d’une idée simple mais extrêmement efficace : vous enfermer dans une gigantesque machine de forage, profondément sous terre, puis vous laisser seul avec ses systèmes, ses pannes… et quelque chose qui ne devrait probablement pas être là. Développé par Off Black Creations, ce jeu d’horreur psychologique mélange simulation tactile, puzzles diégétiques et narration très sombre. L’expérience est courte, parfois brutale, mais possède une identité suffisamment forte pour rester en tête longtemps après la fin.

Gameplay

8/10

MOLE ne vous demande pas simplement d’avancer dans des couloirs sombres.

Le cœur du jeu repose sur la manipulation de la machine elle-même.

Il faut surveiller ses systèmes, comprendre comment elle fonctionne, réparer certaines pannes et interpréter les informations directement présentes dans l’environnement.

Le jeu fait volontairement peu de concessions.

Il ne passe pas son temps à expliquer chaque mécanisme et préfère laisser le joueur observer, tester et parfois se tromper. Cette approche renforce énormément l’immersion.

Les interactions physiques avec les leviers, interrupteurs et différents systèmes donnent une vraie sensation de piloter une machine ancienne et dangereuse.

Tout n’est pas parfaitement fluide, et certaines séquences peuvent sembler un peu répétitives une fois les mécaniques comprises.

Mais l’ensemble fonctionne surtout parce que chaque tâche banale devient progressivement inquiétante.

Graphismes & direction artistique

8,5/10

MOLE possède une superbe identité visuelle.

L’intérieur de la foreuse mélange technologie industrielle, esthétique rétro et ambiance soviétique alternative.

Les écrans, cadrans, tuyaux, lumières rouges et structures métalliques créent immédiatement un environnement crédible et oppressant.

Le jeu sait aussi parfaitement utiliser l’obscurité.

Il montre rarement trop de choses à la fois et laisse souvent l’imagination faire le reste.

Cette approche fonctionne particulièrement bien avec les séquences plus psychologiques, où l’environnement commence progressivement à devenir moins fiable.

Techniquement, ce n’est évidemment pas une grosse production, mais la direction artistique compense largement.

Sound design & musique

9/10

C’est probablement l’un des meilleurs aspects du jeu.

MOLE repose énormément sur les sons de sa machine.

Vibrations, moteurs, alarmes, grincements métalliques, communications lointaines et bruits difficiles à identifier créent constamment un sentiment d’inconfort.

On finit par écouter chaque bruit en se demandant s’il annonce simplement une panne… ou autre chose.

La musique reste généralement discrète et laisse beaucoup de place au silence et aux sons mécaniques.

Cette retenue fonctionne parfaitement.

Dans un environnement aussi fermé, le moindre son inhabituel devient immédiatement inquiétant.

Histoire & intérêt

8,5/10

MOLE parle autant de ce qui se trouve sous la terre que de ce qui se trouve dans la tête de son protagoniste.

Religion, culpabilité, folie et souvenirs se mélangent progressivement au voyage.

La disparition de l’équipage et le mystérieux Signal servent de point de départ à une histoire volontairement fragmentée.

Le joueur doit reconstruire lui-même une partie de ce qui s’est passé.

Cette narration ne plaira pas forcément à tout le monde.

Certaines réponses restent volontairement ambiguës et le jeu préfère souvent suggérer plutôt qu’expliquer.

Mais cette approche correspond parfaitement à l’atmosphère générale.

Le résultat est suffisamment intrigant pour maintenir l’intérêt jusqu’à la fin.

Contenu & finition

8/10

MOLE est une expérience relativement courte.

Comptez environ trois à quatre heures pour terminer l’histoire principale.

Pour ce type de jeu, ce format fonctionne très bien. L’aventure évite ainsi de prolonger artificiellement son concept.

Depuis le 26 octobre, la mise à jour gratuite Endless Salvation ajoute également un mode Endless Descent.

Cette nouvelle variante transforme davantage la gestion de la machine en véritable défi de survie et apporte un peu de rejouabilité à une expérience initialement très narrative.

Le jeu reste malgré tout assez limité une fois son histoire terminée, surtout pour ceux qui ne sont pas intéressés par le mode infini.

Quelques séquences reposent aussi davantage sur des jumpscares que nécessaire, alors que l’atmosphère est déjà suffisamment réussie pour créer de la tension sans eux.

VERDICT MAX LEVEL GAMING

8,5/10

MOLE réussit quelque chose de rare : rendre une machine presque aussi inquiétante que ce qui se cache autour d’elle.

Son mélange de simulation tactile et d’horreur psychologique donne une vraie identité à l’expérience.

Les systèmes à manipuler, l’excellent travail sonore et cette sensation constante de descendre vers quelque chose que l’on préférerait probablement ne jamais découvrir fonctionnent particulièrement bien.

L’aventure est courte et quelques jumpscares paraissent superflus, mais cela n’empêche pas MOLE d’être l’une des expériences horrifiques indépendantes les plus singulières de l’année.

Et avec l’arrivée gratuite d’Endless Salvation, il existe désormais une vraie raison de retourner dans la foreuse après avoir découvert son histoire.

Les +

  • Une atmosphère extrêmement réussie
  • Excellent sound design
  • La manipulation tactile de la machine
  • Une vraie identité visuelle
  • Narration psychologique intrigante
  • Format court parfaitement adapté
  • Endless Salvation ajouté gratuitement

Les -

  • Quelques mécaniques deviennent répétitives
  • Certains jumpscares trop appuyés
  • Narration volontairement obscure
  • Peu de rejouabilité hors du mode Endless
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